« Dans la nuit, il y a du bleu » : retour sur le stage huile au couteau
Flo a animé au club un stage de peinture à l’huile au couteau sur le thème du personnage semi-abstrait. En une journée, il fallait apprendre les gestes et repartir avec une toile.
Un calque pour gagner du temps
Pour tenir dans la journée, Flo avait préparé un calque à reporter sur les toiles. « Si nous avions le week-end, je vous aurais fait aussi le cours de dessin, mais si nous voulons finir ce soir, il vaut mieux que je vous avance un peu. » D’où un format de toile précis, demandé à l’avance. Nous l’avons communiqué un peu tard, et il ne convenait pas à tout le monde : une grande toile, par exemple, ne se transporte pas facilement en bus. Certains sont donc venus avec d’autres formats. Chacun a pourtant trouvé comment adapter le calque à sa toile.
Comme l’a rappelé une participante : « Nous sommes ici pour prendre un cours de technique, pas forcément pour la toile. » Flo a approuvé : « Exactement. Idéalement, il faudrait presque ne travailler que des techniques, les transparences, les dégradés, sans motif. Mais sur un stage, il est toujours intéressant de repartir avec quelque chose. Alors j’essaie de composer des sujets liés à la technique tout en ayant un rendu final. »
Des conseils tout au long de la journée
Chez Flo, la technique passe par des gestes simples. Pour mélanger, on ramène la peinture avec la tranche du couteau, puis on appuie : le dessus reste propre. Elle démonte aussi une idée reçue de débutant, celle qu’un petit couteau aide à ne pas déborder. En réalité, il ne pose presque pas de peinture, et on n’avance pas.
La couleur a aussi droit à ses principes. Pas de noir sans bleu outremer dedans, « parce que dans la nuit, il y a du bleu ». Sinon, on obtient un gris sale. Et quand le violet apparaît sur la toile, il faut un peu de jaune, sa complémentaire, parce que l’œil la cherche.
Une course contre la montre
Les toiles ont avancé au fil de la matinée, mais moins vite que prévu. Flo nous a avoué qu’elle commençait à s’inquiéter pour les délais. Il faut dire que les fonds ont pris du temps.
À la fin de la journée, chacun est reparti, comme souvent, avec une toile finie ou presque, et pourtant deux débutants s’étaient glissé dans l’équipe. Certains passeront encore quelques heures sur les détails , mais l’essentiel est là. Et une fois de plus, chacun s’est approprié le sujet : une participante a choisi un fond tout en fondus et en dégradés, une autre des couleurs plus pêchues.




